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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 20:45

Un livre à lire : « L’économie expliquée aux humains » d'Emmanuel DELANNOY (140 pages où c’est un coléoptère, le Grand Capricorne, qui s’adresse à nous) - éditions Wildproject – dans voici ci-dessous un résumé :

 

"Pour tous, il y a la crise, la peur du lendemain, l’incertitude.

Les crises à répétition que nous subissons ces dernières années sont révélatrices d’une crise de valeurs et de sens ; et sont les signes précurseurs d’une profonde mutation.

Ce qui est sûr, et c’est le défi majeur pour l’humanité, c’est qu’il faudra développer plus d’intelligence collective sans sacrifier les intelligences individuelles ; apprendre à coopérer, à mobiliser les savoir-faire et les bonnes pratiques ; et la créativité de tous ; à partager une vision commune.

 

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une société décadente » Aimé Césaire.

 

Aussi performantes que soient les espèces vivantes dont fait partie l’unique espèce humaine, aucune ne peut survivre sans évoluer. La constante de la vie, c’est le changement quelles que soient les circonstances. Un cycliste doit avancer pour ne pas tomber. Et pour avancer,  il faut parfois improviser, prendre des risques ; et faire avec ce que l’on a. Comme dans la nature, c’est parfois grâce à une succession d’essais, voire de bricolages plus ou moins géniaux que nous réussissons à avancer et à nous maintenir.

Le secret de la durabilité réside dans le changement permanent, dans la recherche d’adaptation et d’évolution. C’est ce qu’a toujours fait la nature. C’est ce qu’on appelle « la résilience » qui est la capacité à encaisser, à surmonter les épreuves, à reconstruire après les chocs. En surf, le champion ne cherche pas à dompter la vague. Il est champion car il parvient à maintenir son équilibre le plus longtemps possible malgré les mouvements imprévisibles de la vague.

Aussi, inspirons-nous des principes de la nature qui fonctionnent depuis des milliards d’années ; et à tous les niveaux : cellules, organismes, populations, écosystèmes ; mais aussi des formes, des fonctions, des procédés et processus, des organisations.

 

La règle d’or = Pour évoluer, s’inspirer de la nature (= biomimétisme) ; et vivre en symbiose avec le monde vivant en suivant ses commandements :

 

- Ton énergie, du soleil tu tireras : l’humanité ne s’est jamais retrouvée à un tel niveau de dépendance à une seule matière 1ère, le pétrole. La consommation d’énergies fossiles a eu et a toujours des impacts négatifs sur la biosphère (climat, acidité des océans et des sols). Sortir de l’addiction au pétrole, consommer moins d’énergies fossiles, c’est ouvrir des perspectives nouvelles et intéressantes pour tous.

 

- Ton nid, tu ne souilleras pas : l’humanité n’a jamais produit autant de déchets. Il est plus qu’urgent de décorréler croissance économique et croissance des déchets ; et d’appliquer la règle des « 4 R » = Réduire, Réutiliser, Recycler, Réparer.

 

- L’énergie,  l’espace, avec parcimonie, et à bon escient, tu utiliseras. Luttons contre tous les gaspillages.

 

- Les matériaux, avec astuce tu utiliseras.

 

- La diversité, tu valoriseras.  Dans la nature, plus un écosystème est diversifié, plus sa productivité et sa résilience sont grandes. Autrement dit, il y a perte de capacité de résistance naturelle à force de sélection et de consanguinité.

 

- L’information, tu partageras ; et avec astuce tu traiteras. La bonne information, en juste à temps ; et le benchmark pour se comparer et progresser.

 

- Les ressources locales, tu avantageras.

 

- Dans les contraintes et adversités, des opportunités tu trouveras.

 

L’économie porte à penser que la croissance est perpétuelle. Mais notre système semble être à « bout de souffle » : nous-nous sommes trop détachés des réalités de la biosphère et du monde vivant qui nous entoure ; et notre économie consomme chaque année pour sa croissance ce que la nature a mis des millions d’années à produire.

 

Avant, les ressources naturelles étaient abondantes et bon marché ; mais les capacités d’innovation plutôt rares.

Maintenant, la situation est inverse : les ressources naturelles sont devenues rares et cher (pétrole et ses dérivés) ; mais les savoirs disponibles n’ont jamais été aussi nombreux (ex. le travail collaboratif à l’échelle mondiale avec Internet).

 

L’inversion des raretés nous oblige à avoir une économie plus sobre en énergie et en ressources naturelles ; et davantage d’intelligence, d’innovation et de travail.

Il faut donc inventer une nouvelle façon de produire des richesses, dans tous les secteurs d’activités (Agriculture, Industrie, Services) ; en limitant au maximum les impacts  et externalités négatives (l’empreinte écologique) tout au long du cycle de vie (production, fabrication, transport, stockage, utilisation, réparation, démontage, recyclage).

La fiscalité pourrait nous y aider en allégeant le coût du travail (d’où la recherche permanente de gains de productivité) en contrepartie d’une hausse du coût de l’énergie et des ressources naturelles. Cette inversion fiscale n’augmenterait pas la charge pour les entreprises ; et les emplois se relocaliseraient plus sur la recherche, les services de réparation et de recyclage, pour économiser les ressources naturelles.

 

C’est probable que c’est par l’économie que nous sauverons la biodiversité. Pas par du « Greenwashing », des quotas, des mesures compensatoires, ou des ajustements cosmétiques. Mais par une nouvelle manière de créer et distribuer les richesses.

Bien géré, le capital naturel et gratuit peut non seulement être préservé ; mais il peut aussi s’accroître et se déployer dans l’intérêt de tous.

 

La biodiversité n’est pas un domaine réservé aux spécialistes ; encore moins à un parti politique.

Le déclin de la biodiversité, c’est partout ; et ça concerne tout le monde.

Et là où nous sommes, nous pouvons tous agir :

-          Dans les entreprises où nous passons une bonne partie de notre vie ;

-          Dans les écoles

-          Dans les associations, le bénévolat

-          Dans nos habitations et devant chez nous

-          Et actualité oblige, nous pouvons agir sur les politiques, quel que soit leur parti, pour leur demander plus de nature, plus de biodiversité et de solidarité écologique".

 

« Soyez vous-même le changement que vous voudriez voir dans le monde » - Gandhi.

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Published by Verlinghem Autrement - dans Développement Durable
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