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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 11:25

Anne-Claire Coudray : « Les grands gagnants de la course aux vaccins sont de loin ceux dits à ARN messager (ARNm), technologie choisie par Pheizer et Moderna ; un procédé totalement nouveau même si la recherche sur cette molécule a commencé il y a plus de 60 ans. Et ce sont d’ailleurs des français qui l’avaient découverte à l’époque. Mais faute d’y croire, c’est finalement une scientifique hongroise, expatriée aux Etats-Unis, qui en a fait le succès d’aujourd’hui.

Reportage J.M BAGAYOKO – W.WUILLEMIN – S.ROLAND – J.ALFONSI – T.LESGOIRRES

Dans la course aux vaccins, une méthode s’est avérée la plus rapide et la plus efficace : son nom, l’Acide Ribo Nucléique, l’ARN messager (ARNm). Et çà va très probablement révolutionner la recherche dans le domaine des vaccins.

Cette molécule fait aujourd’hui la fortune de 2 laboratoires américain et allemand. Mais la découverte fondamentale a été faite en France.

Paris, 1961. Trois chercheurs de l’Institut Pasteur formulent une hypothèse. Et si pour fonctionner, nos cellules avaient  besoin d’un mode d’emploi  pour fabriquer les bonnes protéines ? Pour Jacques MONOD, François JACOB et André LWOFF, ce plan de fabrication c’est l’ARN messager. Ils mettent en évidence cette molécule chargée de transmettre à chaque cellule le bon code génétique.

André LWOFF (Lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1965) : « L’ARNm est une molécule qui est fabriquée par les gênes et qui décide à quel instant quelle page du livre on va lire ».

Cette découverte majeure leur vaudra en 1965 le prix Nobel de médecine. Mais 60 ans plus tard, les premiers vaccins contre le covid-19 sont mis au point par ce couple de chercheurs allemands et grâce à cette biochimiste hongroise (Katalin KARIKÔ) qui reconnaît à la France un rôle de pionnier.

Katalin KARIKÔ : « Vous devez savoir que les scientifiques français ont été très importants. Ils ont été les premiers à évoquer un vaccin à base d’ARN en 1993 ; mais ils n’ont sans doute pas eu les fonds nécessaires pour aller au bout de leur idée».

Katalin KARIKÔ pourrait bien obtenir le prochain prix Nobel de médecine 60 ans après la découverte française de l’ARNm. Mais pour un vaccin français, il faudra encore attendre un peu. Sanofi et Pasteur, les 2 laboratoires français, devraient commercialiser leur vaccin d’ici la fin de l’année, mais aucun n’a opté pour l’ARNm.

Comment expliquer ce rendez-vous raté pour la recherche française?

Maxime Schwartz : « C’est drôle de les revoir. J’ai travaillé avec eux moi ».

Maxime Schwartz a dirigé l’Institut Pasteur dans les années 90 à l’époque où personne n’imaginait  que l’ARN messager poserait les jalons des vaccins du futur.

Maxime Schwartz : « L’idée d’en faire un vaccin, personne ne pouvait y penser. Forcément, on a loupé quelque chose puisque d’autres l’ont trouvé. Mais cela dit, on peut finalement être très fier du fait que l’ARN messager ait quand même été découvert à l’Institut Pasteur ».

 

Pour ceux qui ont cru à l’ARN messager, il a fallu quitter la France. C’est le cas de cet immunologiste suisse  (Steve PASCOLO, chercheur immunologue – Hôpital universitaire de Zurich en Suisse – Co-fondateur de Curevac) qui a pourtant fait sa thèse à l’Institut Pasteur dans les années 90.

Steve PASCOLO : « Après ma thèse à Pasteur, je suis parti en Allemagne en 1998. On y a cru suffisamment pour se dire qu’on va l’optimiser. Le vaccin ARN messager à l’époque, il a fallu vraiment beaucoup l’optimiser. Donc, on y a cru alors que le reste du monde n’y croyait pas ».

Le développement de cette technologie nécessitera encore du temps. Mais pour les scientifiques, c’est la promesse d’une révolution médicale à venir.

Anne-Claire Coudray : « Une révolution médicale. Bonsoir, Gérald Kierzek. Alors aujourd’hui, on utilise cet ARN messager contre le coronavirus mais il est aussi très prometteur contre les cancers ».

Gérald Kierzek : « Exactement, çà paraît une nouveauté pour le Convid-19 ces vaccins ARN. En réalité  les laboratoires de recherche, depuis plusieurs années, depuis plus de 10 ans même pour le cancer. Et bien c’est une technologie extrêmement prometteuse. Pour le virus, on est sur une stratégie préventive : on développe des anticorps avant l’apparition du virus. Mais pour le cancer, c’est une stratégie curative.  Regardez quand on attrape le corona avec une tumeur. Imaginez une tumeur pulmonaire ou un cancer du sein par exemple.  La première étape avant de fabriquer ce vaccin, c’est d’aller chercher un bout de cette tumeur , d’aller prendre des cellules tumorales et d’aller identifier à leur surface une protéine qu’on appelle un « antigène tumural  d’intérêt » et d’aller extraire son code génétique, son patrimoine génétique, l’ARN messager, de le dupliquer , de le multiplier en laboratoire. Et cet ARN messager, on va aller l’incorporer à partir d’une simple prise de sang dans des cellules du système immunitaire. Et l’ARN plus les cellules du système immunitaire, c’est ce qui va faire le futur vaccin. C’est ce que vous voyez en bas à droite, les cellules vont exprimer les protéines tumorales.  Et là, on est quasiment à l’étape du vaccin puisqu’il suffit de mettre çà dans une seringue et d’aller l’injecter en sous-cutané dans la peau ou dans le muscle.

Et après le système immunitaire va faire son travail : c’est-à-dire que cette cellule immunitaire avec autour les protéines tumorales et bien elles vont être reconnues comme étant un intrus dans l’organisme. Et les globules blancs et les lymphocytes que l’on voit en jaune vont se multiplier, vont venir autour de cette cellule et ensuite vont faire leur travail et vont essaimer dans l’organisme pour aller reconnaître directement la tumeur, la tumeur primitive ou les métastases. Et le gros avantage, c’est quelles vont aller se fixer directement sur les protéines autour de la tumeur. Et c’est un énorme avantage parce qu’elles ne vont détruire que les cellules tumorales et vont laisser les cellules saines, contrairement aux chimiothérapies qui tuent à la fois les cellules cancéreuses mais aussi les cellules saines ».

Anne-Claire Coudray : « Est-ce qu’on peut aussi imaginer utiliser l’ARN messager sur d’autres maladies ? ».

Gérald Kierzek : « Bien sûr. J’allais dire quasiment toutes les maladies mais essentiellement les maladies infectieuses : le VIH, les essais sont en cours, Ebola, le virus Zika ou  Chikungunya, les maladies cardiaques avec la possibilité de régénérer les cellules cardiaques ou de réparer les vaisseaux sanguins.

Autant dire que la covid-19 aura été un fabuleux accélérateur de la recherche médicale ».

Jean.paul.cocqueel@numericable.fr

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 14:11
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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 11:22

Au micro d’Europe1 le mercredi 14 avril 2021, l’invité de Sonia Mabrouk était Steve Pascolo, chercheur à l'hôpital universitaire de Zurich, co-fondateur de CureVac et l’un des pionniers de l’ARN messager (ARNm).

Au départ, c’était l’époque de l’ARN mépris. Il y a 23 ans, j’étais pris pour un fou. Par ignorance, ce que nous faisions, présentaient et publiaient était méprisé. Le désintérêt de la recherche était total et les demandes de crédits étaient rejetées.

La communauté scientifique ne croyait pas à l’ARN messager (ARNm) car jugé trop facile à dégrader et trop instable pour faire un médicament. Or pour ma part, c’était un avantage de sécurité pour faire un médicament à partir d’une molécule instable. Ce qui était considéré comme un obstacle insurmontable pour d’autres scientifiques sceptiques.

En une image, comment expliquer simplement l’ARNm ?

Imaginez une cellule comme une cuisine avec un livre de cuisine avec toutes les recettes de fabrication. Vous décidez de faire la recette du baba au rhum. Pour cela, vous photocopiez la page du baba au rhum que vous donnez au chef qui va faire des babas au rhum. La page photocopiée, c’est l’ARNm qui dit à la cellule si elle doit être une cellule de foi, de peau, de muscle ou un neurone. C’est l’ARNm (le vecteur) qui indique à  la cellule ce qu’elle doit faire à partir des recettes de son ADN. L’ARNm instruit les fonctions de chaque cellule.

Pour les thérapies, l’ARNm est produit in vitro et une copie presque parfaite est donnée aux cellules. Ainsi, on instruit les cellules à faire une nouvelle fonction. Dans le cas présent pour un vaccin, on instruit les cellules à produire une protéine de virus pour induire une réponse immunitaire. L’ARNm est une photocopie transitoire qui instruit la cellule pour lui dire ce qu’elle doit faire.

L’ARNm peut-il en théorie résoudre toutes les maladies virales ?

De manière transitoire, l’ARNm peut donner un rôle, une fonction à n’importe quelle cellule et réparer ainsi des fonctions déficientes.

L’ARNm est un tournant dans la recherche scientifique. Comment expliquer que l’Institut Pasteur n’ai pas cru en cette technologie ?

L’Institut Pasteur a cependant été impliqué très tôt. C’est en France dans les années 60 qu’à été découvert l’ARNm  par 2 prix Nobel français, Jacques Monod et François Jacob : Découverte de l'ARN messager en 1961 .

Ensuite, c’est en France qu’en 1993, une première équipe française, avec Frédéric Martinon et Pierre Meulien, a publié avoir réussi à induire une réponse immunitaire chez la souris avec de l’ARNm synthétique : Une première vaccination avec de l'ARN messager synthétique .

La France était donc en pointe sur l’ARNm naturel, sa fonction, sa structure et sur son utilisation en tant que médicament. Mais ensuite, il y a eu un petit miracle en Allemagne où 2 équipes, la mienne et celle du professeur Rosalie, ont cru davantage en cette technologie et ont voulu la faire avancer.

Vers les années 2002, je suis revenu à l’Institut Pasteur faire des expériences de vaccin ARNm. Avec des collègues de l’Institut Pasteur, j’y ai fait ma thèse. Ainsi, la technologie ARNm était historiquement bien présente en France.

Pourquoi en France y-a-t-il eu un désintérêt après y avoir cru ?

A l’Institut Pasteur, on n’y a pas réellement cru contrairement à nous. Dés 1998, on y a cru suffisamment pour dire qu’on allait l’améliorer et le tester en clinique et donc sortir l’ARNm du labo, aller à l’hôpital pour le tester contre des maladies graves. Ce fût là un petit miracle allemand.

Il faut ajouter que ce n’était pas une exception française de ne pas y avoir cru. Aucun pays au monde n’y croyait, ni l’Italie qui est un pays de sciences, ni l’Angleterre, ni la France. Il y a eu une petite exception allemande avec 2 foyers, à Mainz et Tübingen, où les équipes ont cru à son potentiel, l’ont développé et amélioré. Si dans les années 90, l’ARNm ne fonctionnait effectivement pas bien, les vaccins ARNm sont aujourd’hui qualifiés de sûrs et sont plébiscités.

Les vaccins ARNm devraient-ils être les vaccins standards à utiliser ?

Ce que les gens ignorent, c’est que les vaccins contre la fièvre jaune, les oreillons, la rougeole, la rubéole sont déjà des vaccins à ARNm naturel. Ce sont des virus qui contiennent de l’ARN. Et quand ils sont injectés, ces virus donnent leur ARN aux cellules des personnes vaccinées. Et ce sont les cellules des personnes vaccinées qui lisent les recettes, qui font les protéines des virus qui déclenchent la réponse immunitaire.

Comprenez-vous les doutes actuels et les craintes du vaccin AstraZeneca à adenovirus recombinants?

Oui, j’ai les mêmes. L’une des raisons de développer l’ARNm depuis plus de 20 ans, c’était justement d’éviter ces constructions génétiques à ADN que sont les adenovirus qui sont des constructions chimériques. Ce sont quelque part des monstres, des vecteurs Frankenstein qui peuvent effrayer le public  bien qu’il existe des monstres gentils.

L’ARNm a justement été développé en opposition à ces technologies à adenovirus qui sont théoriquement associées à des problèmes potentiels contrairement aux vecteurs ARNm qui n’étaient associés à aucun risque. C’est ce qui nous a fait développer les ARNm par opposition à d’autres modalités de vaccination paraissant moins sûres. Après, tout dépend comment vous utilisez les technologies.

En tant que l’un des pionniers de l’ARNm, vous défendez les vaccins ARNm contre l’AstraZeneca, Johnson&Johnson dont une pause a été préconisée par les autorités sanitaires de Washington.

Je ne défends pas les vaccins ARNm contre les vaccins adenovirus comme l’AstraZeneca. Si vous êtes une personne à risque qui a une possibilité de vaccination AstraZeneca, vous devez la saisir car il n’y a rien de plus dangereux que le virus hautement pathogène Sars-Cov-2. Tous les vaccins adenovirus approuvés comme l’AstraZeneca sont sûrs et efficaces ; et vous protégerons contre une maladie qui peut-être vraiment dangereuse. Par contre, pour les personnes qui n’ont pas de facteur de risque, il vaut mieux se faire vacciner à l’ARNm car on est sûr que vous serez protégé et sans aucune possibilité de risque. Si vous n’êtes pas en bonne santé, si vous avez des facteurs de risque, une personne âgée, avec une pathologie (diabétique, cardiaque, respiratoire, neurologique…),  il faut se  faire vacciner au plus tôt. Et les vaccins adenovirus comme l’AstraZeneca sont sûrs et efficaces.

Les vaccins ARNm permettent-ils de résister contre les variants (anglais, brésilien…) ?

Les 2 vaccins ARNm de Pfeizer et Moderna offrent une protection qui couvre tous les variants identifiés testés à ce jour dont l’anglais et le brésilien, et plus difficilement le variant sud-africain. Mais, même en Afrique du sud, les personnes vaccinées sont protégées à plus de 95% contre le covid.

Ces variants anglais, brésilien, vous inquiètent-ils ?

Non, ils ne m’inquiètent pas car ils sont suivis dans le monde entier. Et si un variant échappait à l’immunité induite par les vaccins ARNm actuels, il faudrait moins d’un mois pour préparer un nouveau vaccin contre de nouveaux variants. Si ce n’est pas le cas pour l’instant, les compagnies de biotechnologie se préparent néanmoins à un nouveau vaccin ou un vaccin bivalent contre l’ancien virus et le nouveau variant.

Le vaccin suffira-t-il pour sortir de cette pandémie ?

Une population qui a été largement protégée avec les vaccins contre les coronavirus sort de la pandémie, du confinement et il n’y a pas de résurgence. Donc, on voit que c’est possible.

Pour conclure, sur quelle nouvelle technologie travaillez-vous actuellement et qui sera peut-être révolutionnaire dans 20 ou 30 ans ?

On a beaucoup focalisé sur les vaccins ARNm anti-cancer. C’est encore en essais cliniques mais c’est très avancé. Les vaccins ARNm anti-cancer sont combinés avec d’autres thérapies comme la radiothérapie, l’immunothérapie, la chimiothérapie. Ces modalités de combinaison devraient être approuvées dans les 2 ou 3 années à venir. BioNTech est en pointe à nouveau sur ce genre de technologie. Des essais cliniques sont aussi en cours pour corriger des problèmes cardiaques en ré-exprimant l’ARNm permettant de recroître des vaisseaux sanguins à la surface du cœur. C’est un champ des possibles qui s’ouvre à la recherche et à la science.

Replay de la matinale de Sonia Mabrouch :

https://ais.cloud-services.paris/europe1/prod/audio/emissions/linterview-politique-de-8h20-1861043/Steve-Pascolo-Avec-les-vaccins-contre-le-Coronavirus-on-peut-sortir-de-la-pandemie-3015866.mp3?

awCollectionId=1861043&awEpisodeId=3015866&listeningSessionID=60195f50149a2dfb_6108783_l371BqJv__0000000pM1R

Pour aller plus loin :

https://www.decision-sante.com/actualites/breve/2020/11/12/arn-messager-les-debuts-dune-revolution-therapeutique_30151 

Comprendre les vaccins à ARN messager en 7 mots-clefs (rtbf.be)

Avantages, désavantages, risques - Ce qu'il faut savoir sur les vaccins à ARNm - NHA Naturolistique

expoOPERON.ppt (pasteur.fr)

Secret de fabrication : C’est quoi un ARN messager ? 📃 🏭 | Inserm - La science pour la santé

Le vaccin ARNm de BioNTech contre la sclérose en plaques passe son premier test - Pratique de guérison - Nouvelles Du Monde (nouvelles-du-monde.com)

L'immunologiste Steve Pascolo : "L'ARN messager peut en théorie résoudre toutes les maladies" (msn.com) 

Compte-rendu rédigé par

Jean.paul.cocqueel@numericable.fr

 

 

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 21:22

« Sur le front des forêts françaises » – Documentaire paru sur France 5 le 21 mars 2021 à 20h50

Stop à la monoculture et aux coupes rases – Pour des forêts vivantes.

 

L’extension de la forêt française (16,8 millions d’ha contre 14 millions d’ha aujourd’hui – 2/3 en feuillus et 1/3 en résineux) se fait au détriment des forêts naturelles et diversifiées (un écosystème vivant). En effet, de nombreux champs de résineux en rangs sont implantés dans de nombreuses régions (le pin Douglas dont la production a été multipliée par 6 en 30 ans au détriment des feuillus) et ces plantations en monoculture absorbent moins de CO2, sont pauvres en biodiversité, sont moins résistantes au feu et au changement climatique.

Des combattants du MORVAN  (association Canopée ) se lèvent contre l’industrialisation de la forêt et ses effets désastreux :

Ils sont contre le remplacement du charbon par le bois et dénoncent l’omerta (la loi du silence) sur les carnages de l’exploitation forestière qui coupe des bois pour les transformer en sacs de granulés estampillés avec le label D.D (Développement Durable) qui trompe les consommateurs.

Ils sont contre les coupes rases (coupe à blanc) de tous les arbres dans nos anciennes forêts qui, avec les abatteuses, détruisent tout sans ménagement et laissent un sol nu complètement décapé (sujet à érosion), déstructuré, sans vie, un paysage désolant, en contribuant au réchauffement climatique (un champ de résineux absorbe 40% de Co2 en moins par rapport à une forêt naturelle. Nos vieilles forêts mosaïques sont notre meilleur bouclier contre le réchauffement climatique.

Ils sont contre l’utilisation du bois des coupes rases pour les chaudières à granulés de bois et pour produire de l’électricité dans les centrales à la place du charbon (Centrale à bois en cours de test à Gardanne qui importe des bois du Brésil). Des chênes centenaires sont transformés en granulés de bois.

Ils dénoncent les dégâts de la filière bois-énergie subventionnée par l’Etat français et l’Union Européenne : les champs de pins bien ordonnés, tous plantés en même temps,  stockent 40 fois moins de carbone que les forêts diversifiées. Un champ d’arbres résineux est plus vulnérable au feu avec le vent qui s’engouffre entre les rangs alors qu’une forêt naturelle, compacte, au sous-bois humide, résiste mieux.

On marche sur la tête. A Drax en Angleterre, la plus grosse centrale bois engloutit 800.000 arbres /jour importés de 6 usines des US et de 11 usines du Canada. Plus la consommation de bois augmente, moins le stockage du carbone est important.

Ils sont pour une exploitation forestière maintenant en permanence une couverture arborée, pour la préservation des sols au maximum avec les fougères, l’humus et toute la faune et la flore qui prolifèrent.

Ils sont pour l’utilisation des tronçonneuses plutôt que les abatteuses d’arbres qui massacrent 3 à 4 ha /jour du lundi au samedi toute l’année.

Ils sont pour une loi qui protège et gère mieux la forêt en encadrant voire en interdisant les coupes rases. Ils regrettent qu’en mars 2020, la proposition de la convention citoyenne pour le climat n’ait pas été retenue dans le projet de loi climat débattu par les députés.

Des groupements forestiers rachètent des forêts naturelles pour les protéger.

Pourtant, il ne s’agit pas d’interdire les coupes de bois mais de couper des arbres en gestion durable et en respectant la nature.

En France, l’industrie du bois n’a pas les capacités pour transformer tout le bois de nos forêts. L’Etat délaisse les petites scieries en zones rurales (bois d’œuvre) et favorise les grosses unités (bois énergie). Des exploitants forestiers rêvent de vendre leurs bois en France mais sont contraints d’exporter (en Asie) en particulier les chênes (exportations multipliées par 10 en 10 ans) et les hêtres (peu de débouchés). Et les menuisiers rêvent d’acheter en France plutôt que d’importer de l’étranger (marché sans traçabilité). L’industrie forestière s’est spécialisée dans le pin qui est plus rentable que le chêne : il pousse en 40 ans, tronc droit, peu de nœuds.

Les arbres souffrent de la sécheresse. Le réchauffement climatique favorise la prolifération de certains insectes dont le scolyte qui se glisse sous l’écorce de l’arbre, empêche la sève de monter et dessèche en particulier les résineux. C’est une véritable catastrophe écologique visible en particulier dans les Vosges. Rien n’arrête le scolyte dans une forêt d’épicéas sauf les coupes sanitaires. Seuls résistent les feuillus.

Nos Aînés ont fait un mauvais choix d’essence. Après avoir prôné les résineux, l’Office National des Forêts (ONF) se pose des questions et fait un virage à 180 degrés. L’ONF réalise des plantations d’essais pour savoir quelles essences résisteraient mieux au changement climatique (Charmes, Sureau, Bourdaine, Noisetier, Genêt, Ronces).

Au lieu de modifier nos forêts pour l’industrie forestière, il est grand temps d’adapter l’industrie à la réalité de la forêt : les marronniers et les frênes qui disparaissent, les attaques du scolyte sont autant d’alertes de la nature qu’il convient de prendre en compte.

Il est plus que temps d’avoir une autre stratégie forestière pour le climat, l'environnement et la biodiversité.

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 21:12

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 17:37

Nous sommes tous complices de la plastification à outrance.

Les plastiques protègent l’alimentation de tous les facteurs de dégradation (O2, humidité …). Ils sont un argument marketing du « prêt à manger » et répondent au besoin de praticité.

Les plastiques sont issus de la chimie (pétrole transformé en molécules simples (monomères) ou assemblées les unes aux autres (polymères). Des additifs sont ajoutés aux polymères pour colorer les plastiques, les rendre plus souples, résistants aux UV.

Dangers des plastiques pour la santé.

Les additifs et monomères peuvent migrer dans les aliments.

Les facteurs qui favorisent la migration dans les aliments : Le temps de stockage, la durée de contact, la température de stockage, la température de réchauffage, la composition de l’aliment.

Le consommateur se retrouve avec une quantité de molécules dans son organisme dont on ne connaît pas les conséquences, ni de l’effet cocktail. Il est difficile d’y échapper car les plastiques sont présents partout. En plus des emballages alimentaires, on retrouve des plastiques  dans les vêtements et dans la plupart des récipients et ustensiles de cuisine, dans les revêtements de certaines poêles anti adhésives. Attention aux poêles abîmées et aux chauffages trop forts. Il existe des alternatives à utiliser comme le verre, l’inox ou la fonte qui sont inertes.

Les plastiques sont numérotés de 1 à 7 avec des niveaux de toxicité différents : cf. le petit triangle au dos des emballages.

  1. PETE ou PET : Polyéthylène Téréphtalate pour les eaux minérales.
  2. PE-HD : Polyéthylène Haute Densité pour les bouteilles de lait.
  3. PVC : Polychlorure de Vinyle dans les vieux tuyaux d’eau potable.
  4. PE-LD : Polyéthylène Basse Densité pour les films étirables.
  5. PP : Polypropylène pour les emballages microondables dont le niveau de toxicité pose problème.
  6. PS : Polystyrène pour les gobelets et barquettes de viande.
  7. Other dont les Polycarbonates, Nylon, Acrylique.

Règlementation.

Il existe des seuils règlementaires pour protéger les consommateurs. Mais sont-ils suffisants ? Des tests sont effectués en labo pour établir des normes qui donnent la quantité de plastique pouvant se retrouver dans l’aliment.

La grande inconnue réside dans les effets à long terme et aussi transgénérationnels ?

Il y a eu le scandale sanitaire du BPA (Bisphénol A), utilisé dans les biberons en plastique et comme revêtement intérieur des canettes et des boîtes de conserve, avec des risques avérés chez les animaux. 90 à 95% des consommateurs y ont été exposés. Il peut se passer de nombreuses années avant l’apparition d’une maladie : des soucis de reproduction, un développement anormal des organes reproducteurs chez les enfants, une perturbation du métabolisme (obésité, diabète de type 2 …). Dans notre vie, le développement fœtal, la petite enfance et la puberté sont des phases de vulnérabilité.

2011 L’Europe interdit le BPA dans la fabrication des biberons.

2015 La France va plus loin en interdisant le BPA dans les contenants alimentaires.

Pour remplacer le BPA, des industriels se tournent vers d’autres molécules de la même famille. Les Bisphénols S ou F sont utilisés comme alternatives très proches du BPA mais ils restent plus longtemps dans l’organisme. Selon des tests effectués par l’Ecole Nationale Vétérinaire (ENV) de Toulouse, sur 77% du BPA ingéré par le tube digestif 0,50% passe dans la circulation sanguine. Par contre, sur 99% de BPS ingéré 57% passent dans la circulation sanguine (foie moins efficace). Les substituts du BPA pourraient donc s’avérer plus toxiques que le BPA suite à une plus grande exposition aux organes ?

On a toujours un train de retard par rapport à ce qui est mis sur le marché. Le travail d’évaluation des nocivités devrait être fait en amont. Actuellement, nous ne raisonnons et réagissons que par rapport à nos peurs et aux dangers connus et pas sur ce que nous ne connaissons pas. On se détourne d’une substance quand on sait qu’il y a des dangers pour se tourner sur une autre qu’on connaît moins. On joue aux apprentis sorciers en substituant une molécule par une autre et en regardant les effets.

La règlementation européenne autorise actuellement un millier de substances pour fabriquer des plastiques alimentaires. En réalité, le nombre de molécules utilisées serait beaucoup plus élevé car des substances n’entrant pas dans la formulation d’origine peuvent apparaître lors de la fabrication et du chauffage des plastiques. Nous sommes des cobayes tant que nous sommes incapables de dire que nos emballages sont exempts de toute influence sur nos hormones.  

Dans certaines zones rurales françaises, des riverains ont l’impression d’être pris pour des cobayes, en particulier dans les départements du Loir-et-Cher, du Lot-et-Garonne, de la Sarthe où l’eau courante est contaminée par un produit chimique très volatile et classé cancérigène certain pour l’homme depuis 1987 (le CVM ou Chlorure de Vinyle Monomère) présent dans de vieilles canalisations en plastique PVC d’avant les années 1980. Et c’est en bout de réseau dans des endroits isolés où le risque est le plus élevé. Dans la Sarthe, la région française la plus exposée, des analyses du CVM ont été  réalisées depuis 2013 et ont parfois révélé des concentrations à 1,67 μg/L de CVM par rapport à la  limite de qualité de l'eau potable  fixée à 0,5 μg/L ! Les consommateurs concernés s’inquiètent pour leur santé et boivent de l’eau en bouteille. Selon l’ARS, 5000 personnes n’auraient pas d’eau potable à cause des vieilles canalisations en plastique : un chiffre sous-estimé car les derniers chiffres de la pollution au CVM datent de 2010 et à l’époque, prés de 600.000 français étaient exposés à cette eau contaminée. Pourquoi les autorités publiques tardent-elles à réagir : autres priorités ou problèmes de financement ? Or, rien n’est plus important que la santé de chacun. Cette dernière devrait être la priorité absolue. Si les canalisations PVC avaient 40 ans de durabilité, on est 60 ans après ! Les PVC nouvelles générations devraient durer plus longtemps ?

Alors que les preuves s’accumulent sur les dangers du plastique au contact de nos aliments, une autre menace pèse sur notre santé.

Chaque année, plus de 10 millions de tonnes de plastiques finissent dans les océans : 1 camion benne rempli de déchets /mn.

Ces plastiques ne disparaîtront jamais totalement car ils ne se solubilisent pas comme le verre ou le métal. Le plastique se fragmente et n’est pas digéré par les microorganismes du sol comme le papier, le carton, le bois qui sont utilisés pour les emballages. Le plastique se fragmente sur un temps très long et notre exposition à ces particules pourrait devenir exponentielle. C’est une bombe à retardement car ces fragments microscopiques ont contaminé toute la chaîne alimentaire. A Boulogne /Mer, l'ANSES indique que la chaîne alimentaire est contaminée par des microplastiques (MP) de taille inférieure à 5 mm : ex. les moules. En 2019, le WWF a indiqué que nous avalerions 5g de plastique /semaine soit l’équivalent d’une CB. Nous mangeons et déféquons du plastique comme le montre une étude autrichienne publiée en 2018 sur le suivi de 8 individus à travers le monde : L’européen, le japonais et le russe avaient tous une vingtaine de MP dans leurs excréments.

Quel est l’impact de l’ingestion de plastique sur notre organisme ?

Des essais sont effectués sur des rongeurs en leur faisant ingérer des doses infimes de MP : Leurs muqueuses intestinales s’épaississent, signe d’une inflammation. On peut donc supposer que les MP soient aussi nocifs sur l’intestin humain.

Des scientifiques tirent déjà le signal d’alarme. Plus les particules sont fines (nanoparticules), plus elles sont dangereuses pour notre santé surtout en se fragmentant de plus en plus jusqu’à atteindre la taille d’un virus. Les nanoplastiques sont aussi capables d’absorber d’autres polluants rencontrés sur leurs chemins et sont assez petits pour circuler dans le sang et aller partout dans l’organisme.

Un horizon de plastique pour l’humanité

Dans les années à venir, le plastique posera certainement un problème majeur du fait de l’augmentation de la production plastique mondiale et suite à notre exposition croissante aux nanoplastiques. Dans le monde d’aujourd’hui, plus de 400 millions de tonnes de plastiques sont produites par rapport à plus de 600 millions de tonnes à l’horizon 2025.  Comment faire pour que ces futures tonnes de déchets ne finissent dans la nature et ne se transforment en MP que nous risquons d’ingérer ?

Notre salut passera-t-il par le recyclage du gisement des déchets ?

L’Ain est un département  où se concentrent plus de 600 entreprises dans la vallée de la plasturgie.  L’une (sur plus de 45000 m²) des plus grosses usines de tri des déchets industriels recycle aussi les déchets ménagers des environs. Sont recyclés les bouteilles d’eau, les canettes alu,  les papiers des magazines, les cartons, les boîtes de conserve … .  Les déchets sont séparés en 2 catégories : les corps creux (bouteilles d’eau, flacons, pots plastiques) et les corps plats (papiers, emballages). Ne sont pas recyclés les plastiques sales, les films, les objets composés de plusieurs types de matière comme les barquettes de jambon.

Seuls 29% des emballages plastiques sont recyclés en France dont la moitié des bouteilles et des flacons. Une fois compactés, les plastiques sont envoyés en usine pour recyclage. Si théoriquement, les bouteilles plastiques n°1 sont recyclables à l’infini, ce n’est qu’un mirage. Dans les faits, le recyclage a lieu 1 à 2 fois pour finir en pulls. Et tôt ou tard, les plastiques recyclés se retrouveront dans la nature.

IL y a plus grave avec les déchets plastiques que l’on ne peut ni recycler, ni incinérer et qui sont enterrés directement dans des bâches plastiques. Ce sont des stations d’enfouissement sur bâches géotextiles plastifiées qui se dégraderont avec le temps libérant des particules qui se baladeront dans la nature (par lixiviation, l’eau d’infiltration se charge en produits toxiques).

Finalement, on a beau recycler, brûler, enfouir dans des décharges, il est impossible de se débarrasser totalement de tous ces plastiques. Chaque seconde, plus d’une tonne de plastique serait produite dans le monde et chaque seconde les plastiques nous asphyxient un peu plus.

Les plastiques ne connaissent pas de frontière.

Au cœur des Pyrénées  Ariégeoises, contrairement aux apparences, l’air est loin d’être aussi pur qu’il n’y paraît avec les MP tombés du ciel. Le vent, la neige et les pluies entraînent dans les colonnes d’air des MP. Des dépôts MP ont lieu même en montagnes  sur des territoires complètement couverts de neige. Ils sont consécutifs à des transports lointains de particules jusqu’à 300 particules / m² / jour et comparables à ce que l’on peut trouver dans des grandes villes comme Paris ou de grandes métropoles chinoises. Comme beaucoup de polluants atmosphériques, les plastiques ne connaissent pas de frontière.

L’impact sanitaire de l’infiltration des MP dans l’organisme, notamment dans les poumons, est largement méconnu. Certains MP ont des formes contendantes qui irritent le système pulmonaire.

Après les montagnes, des chercheurs poursuivent leurs investigations dans l’eau des ruisseaux en installant un piège à particules. Ils démontrent ainsi l’existence d’un cycle atmosphérique des microplastiques avec impact sur des zones éloignées des sources d’émission.

Quelle que soit leur origine, les MP sont toujours la conséquence d’une activité humaine. Aux pollutions industrielles s’ajoutent tous les déchets des randonneurs peu scrupuleux. Au fil du temps, ces particules vont aussi s’infiltrer dans la terre. A l’échelle mondiale, les sols seraient 23 fois plus pollués par les plastiques que les océans. On parle même de l’ère du « plast-system », la période que retrouveront les géologues dans plusieurs dizaines d’années. L’ère géologique du plastique a déjà commencé.

Après plus d’un demi-siècle d’usage effréné du plastique, est-il encore possible de faire marche arrière ?

On ne peut pas laisser s’emballer la machine. Beaucoup prônent « le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit ». Des familles se lancent des défis et changent leurs habitudes de vie pour jeter moins de déchets : le « fait maison », les achats en vrac, les pots en verre (sucre, lentilles, céréales, fruits secs …).

En France, 1 foyer sur 4  jette en moyenne 71 kg d’emballages /personne/an. En changeant leurs habitudes, des familles réduisent de moitié la quantité de déchets. Des gestes simples sont un bon moyen de lutter contre la menace toxique du plastique : Remplacer les plastiques par des contenants moins polluants et moins dangereux pour la santé comme le bois, le verre ou l’inox – Produire moins de déchets pour limiter la quantité de MP dans l’environnement.

Pour agir, appliquons le principe de précaution. La menace pour la santé ne touche pas seulement l’homme mais aussi celle de la planète.

L’exposition aux MP est une bombe à retardement dont la science commence à mesurer les effets.

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Le documentaire "Plastique, la menace toxique" a été réalisé par Ludivine Favrel et a été suivi d’un débat animé par Marina CARRERE-d'ENCAUSSE..

 

Les invités

 Dr Emmanuelle LECORNET-SOKOL, endocrinologue, diabétologue au groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP-HP)

  • Pr Robert BAROUKI, toxicologue et biochimiste INSERM - Université Paris Descartes
  • Philippe PERRIN, éco-infirmier et directeur de l’Institut de formation en santé environnementale
  • Natacha CINGOTTI, responsable du programme "Santé et produits chimiques" Health and Environment Alliance (HEAL)
  • Matthieu WITVOET, éco-aventurier

Pour revoir l’émission :

https://www.france.tv/france-5/enquete-de-sante/2218315-ces-plastiques-qui-nous-intoxiquent.html

Vidéo : L'ère du plastique

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 16:55

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3 janvier 2021 7 03 /01 /janvier /2021 18:00

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 21:16

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 14:11

Le Noël 2020 ne sera pas facile à vivre pour tout le monde (covid-19). Pensons aux déshérités, aux sans-abris, aux malades, aux chauffeurs et étudiants qui ne pourront rejoindre leurs familles, à ceux qui travaillent, à ceux qui ont perdu un être cher, etc.

Pourtant, des raisons d'espérer et des solutions existent pour un avenir meilleur. Mais chacun doit y travailler et apporter son concours dans le domaine et d'une manière qui lui convient.

Une petite histoire sur le bonheur :

Un professeur a amené des ballons à l’école et a demandé aux enfants de les gonfler. Et que chacun écrive son nom sur un ballon. Ils ont jeté tous les ballons dans le couloir et le professeur les a mélangés d’un bout à l’autre.

Ensuite le professeur leur a donné 5 minutes pour trouver le ballon avec leur nom dessus. Les enfants allaient dans tous les sens, regardant frénétiquement, mais quand le temps a été écoulé, personne n’avait trouvé son propre ballon.

Puis le professeur leur a dit de prendre le ballon le plus proche d’eux et de le donner à la personne dont le nom est écrit dessus. En moins de 2 minutes chacun avait son propre ballon.

À la fin, après que les élèves aient pu s’exprimer sur ce qu’ils apprenaient de cette expérience, le professeur a dit ceci: « Les ballons sont comme le bonheur. Personne ne le trouvera s’il cherche le sien seulement. Au lieu de cela, si tout le monde se soucie les uns des autres, chacun trouvera son propre bonheur plus aisément. »

Bonne fête de Noël 

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